Le conférencier

Les thèmes des conférences
Depuis une dizaine d'années, Thierry Jigourel propose aussi des conférences, toujours dédiées à la culture, à l'imaginaire, au monde celtique dans son ensemble, s'appuyant la plupart du temps sur ses ouvrages et ses travaux.


SOCIÉTÉ CELTIQUE

Les druides, modernité d'une tradition millénaire
Les druides, modernité d'une tradition millénaireA la suite de la publication du dossier sur les druides anciens et sur leurs héritiers contemporains, et de l'ouvrage Les druides, modernité d'une tradition millénaire chez Coop Breizh, Thierry Jigourel a conçu, à la demande de diverses associations, festivals et Utl (Université du Temps Libre), une conférence, destinée au grand public, sur le thème de ceux dont le nom , en vieux celtique, signifie « les très savants ». Qui étaient ces druides anciens ? Quelle était leur place dans la société celtique indépendante et leurs rapports avec le roi ? Avaient-ils le droit de porter des armes ? Pratiquaient-ils, comme l'ont prétendu les auteurs grecs et latins, des sacrifices humains ? Existait-il des femmes –druides ? Comment l'ordre des druides disparut-il et pour quelles raisons ? Qui sont ceux qui, aujourd'hui, du pays de Galles à la Bretagne, se revendiquent de leurs héritages ? Et pourquoi la figure du druide suscite-t-elle encore un si vif intérêt ? Autant de questions auxquelles Thierry Jigourel répond, dans un langage clair et adapté à son auditoire, dans un exposé général qui laisse ensuite la place à de nombreuses questions et à un dialogue vif et constructif avec le public.

Le guerrier celte : esthétique et magique
Grâce à son équipement ultramoderne pour l'époque, le guerrier a permis aux Celtes de conquérir, voici près de vingt cinq siècles, les deux tiers de l'Europe continentale et les îles Britanniques. Pourtant, à partir du troisième siècle avant J-C, ces féroces guerriers accumulent les revers. Pourquoi de si cinglantes et sanglantes défaites ? C'est sans doute que le combat singulier recherché par les guerriers celtes a trouvé ses limites, et que nos flamboyants, pour qui la guerre est avant tout un acte esthétique, sacré et rituel, sont dépassés par la froide stratégie de généraux pour qui la guerre est au contraire une affaire de technique et d'efficacité.


IMAGINAIRE

Les contes bretons et la matière de Bretagne
Longtemps, les contes bretons, la «matière de Bretagne », comme on l'appelait au Moyen Age, a enchanté les cours et les populations européennes, qui ont vibré au récit des amours malheureuses de Tristan et d'Iseult la blonde, aux exploits du roi Arthur ou aux enchantements de Merlin. L'imaginaire breton est tellement dense, tellement luxuriant, qu'il a influencé une grande part de la littérature et même de la musique européenne. Citons seulement pour mémoire les opéras de Wagner.
Au XIX e siècle, des grands collecteurs, les Souvestre, Luzel, Le Braz, Cadic et autres Sébillot, ont recueilli de la bouche des humbles, ces klaskerien-bara, ces mendiants qui n'avaient pour toute richesse que les contes et les gwerzioù qu'ils colportaient de ferme en ferme, de véritables perles de la littérature populaire orale. Quelle est la nature de ce formidable héritage ? Quels sont les messages de ces contes, quel est le monde qu'ils décrivent et les valeurs qu'ils véhiculent ? Sont-ils des héritiers en ligne directe des légendes médiévales et, plus loin encore, de la mythologie celtique ? Autant de questions auxquelles Thierry Jigourel, dans un langage simple et accessible, entend donner des réponses pour le plus grand public.

La figure du dragon
Le dragon hante depuis des millénaires l'imaginaire des peuples européens en général et des Bretons en particulier. Mais qui sait que celui qui figure sous forme de gargouilles sur tant de toits de nos chapelles, était jadis vénéré par nos lointains ancêtres ? Le roi Arthur ne combat-il pas sous le signe du dragon ? Et nos aïeux n'avaient-ils pas coutume, lors des rogations, de défiler derrière des « dragues », sortes de manches à air évoquant les dragons du nouvel an chinois ?


MUSIQUE

Harpe celtique, le temps des enchanteurs
Harpe Celtique - Thierry JigourelPour les pages musiques de Pays de Bretagne, Thierry Jigourel a fait une véritable immersion dans le milieu de la harpe celtique. Le dossier qu'il a alors publié dans les colonnes de PdB a trouvé un prolongement sous forme d'ouvrage chez Celtics Chadenn. Un ouvrage préfacé par le harpeur Myrdhin et salué tant par la presse que par les protagonistes de l'instrument de Merlin et de Tristan. Qui sont justement ceux qui, depuis les années de l'immédiat après-guerre, se sont consacrés à la renaissance de ce vieil instrument des bardes, de cet instrument à cordes métal qui avait disparu de Bretagne depuis la fin du XVe siècle ? qui sont ceux qui lui ont redonné un corps et une voix, de Gildas Jaffrenou , le fils du Grand Druide Taldir à Jord Cochevelou.
Qui sont les protagonistes de l'instrument, tous ceux qui ont réappris des techniques de jeu qui avaient sombré dans les couloirs du temps ? Quel fut le rôle, primordial, d'un petit Alan qui allait devenir le grand Stivell ? Et celui de la Telenn Bleimor, cet ensemble de très jeunes filles formé par les époux Keraod, où se formèrent des « pointures » comme Kristen Noguès ou Mariannig Larc'hanteg ? Comment, le petit instrument des bardes put-il se faire une place jusque sur les scènes de festoù-noz et comment il fit son entrée dans les écoles de musique et les conservatoires ? Quelles sont la place et le rôle des luthiers dans cette grande aventure ?

Histoire et actualité des relations interceltiques
Depuis des millénaires, les peuples celtiques entretiennent entre eux des relations intenses et régulières. Dans l'Antiquité, Bretons et « Gaulois » se partageaient la riche route de l'étain. Des Bretons vinrent prêter main forte aux Vénètes armoricains en lutte contre les légions romaines. Des Vénètes trouvèrent refuge dans l'île de Bretagne après la terrible défaite navale qui scella leur perte. César écrivait que les élèves druides allaient parfaire leurs connaissances en Bretagne. Et dès l'Antiquité, des royaumes bicéphales se développèrent des deux côtés de la Manche, qui était bien plus un lien qu'un fossé entre les divers peuples brittoniques. Arthur lui-même, le grand roi rédempteur des Bretons, laissa de nombreuses empreintes des deux côtés de la Mor Breizh et sa légende est encore commune aux Bretons et aux Gallois. Interrompues durant plusieurs siècles par les conquêtes étrangères, anglaise pour les Bretons insulaires, française pour ceux du continent, ces relations interceltiques connaissent un renouveau à la faveur de la révolution romantique. Le voyage de Théodore Hersart de la Villemarqué au pays de Galles, en 1838, agit sur lui comme un catalyseur. Le Congrès Interceltique qu'il organise en 1867 à Saint-Brieuc, restera sans lendemain. Mais l'idée est dans l'air. Le XXe siècle voit ces relations s'intensifier, se diversifier et s'approfondir.
De la fondation du Gorsedd des Druides, bardes et vates de petite Bretagne au triomphe du Festival Interceltique de Lorient, à la fin du XXe s , quelles sont les grandes étapes , les formes et les objectifs de ces relations entre les nations celtiques qui se reconnaissent « une seule âme » (devise du Congrès Celtique.) Comment s'incarne le grand rêve interceltique en ce début de troisième millénaire et quelles sont ses perspectives ?


TRADITIONS POPULAIRES

Le pardon, une fête de l'âme
« Le pardon est une fête de l'âme », écrivait au siècle dernier l'académicien lannionais Charles Le Goffic.Pardon du beurre Sans doute, mais cette fête de l'âme se double aussi d'une fête « profane » dont la plupart des éléments sont des héritages très anciens, voire immémoriaux. Quelle est l'origine et la signification du Tantad, ce feu qui aux yeux des paysans bretons, constituait le rite central d'un pardon réussi ? Et d'où viennent ces étranges baignades prophylacytiques des chevaux, à Goudelin ou ailleurs ? Quelles sont les origines et la signification de la Troménie de Locronan ? Et celle du pardon du beurre à Spézet ? Ces fêtes de l'âme donnaient-elles vraiment lieu aux débordements, aux excès de violence, d'ivrognerie ou d'érotisme, montrés du doigt par un haut-clergé prompt à voir le mal partout ? Et pourquoi autorités religieuses et civiles, de la Réforme catholique à la Révolution, se sont-elles acharnées avec une telle opiniâtreté contre ces manifestations d'un culte populaire et enraciné ? A quoi ressemblent les pardons d'aujourd'hui et quelles sont les motivations des nouveaux pardonneurs ?

Le phénomène « Fest-noz »
Le fest-noz s'est imposé en quelques décennies comme une évidence, identifiant largement les Bretons à leurs propres yeux comme à ceux des autres. Des fêtes à la ferme où l'on se retrouvait pour chanter et danser, après l'arrachage des pommes de terre, au cyberfest-noz planétaire, Thierry Jigourel propose une histoire et une actualité de cette fièvre du samedi soir « made in Breizh », d'un véritable phénomène de société que nombre de régions d'Europe nous envient, d'un phénomène convivial qui unit désormais, autour d'an-dros et de gavottes, toutes les générations et toutes les catégories sociales. Le tout émaillé d'anecdotes et de citations des meilleurs sonneurs et chanteurs de la tradition, de Pascal Lamour à Denez Prigent, en passant par Louise Ebrel ou les frères Morvan.

Ar Vellad, la soule, ancêtre du rugby et du football
Qui connaît vraiment la soule, qui, interdite dans nombre de régions de France avant la Révolution, se perpétua en Bretagne jusqu'en 1986 ? Ce jeu, certes viril, était-il si violent que le prétendirent autorités civiles et religieuses ? C'était en tous cas un « sport » haut en couleurs et en décibels, qui se jouait entre deux équipes, la plupart du temps constituées de jeunes de deux villages antagonistes. Un sport qui consistait à s'emparer d'une balle de cuir remplie de crottin de cheval et à la ramener dans son camp, en courant à travers champs, bois, halliers, ronciers et mêmes ...mares et cours d'eau. Un vrai «sport » populaire !

Autres conférences possibles sur demande et... sur mesure !

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